UNE AVENTURE MAGIQUE – 2

Au moment où je raccrochais le combiné, Stéphane est entré dans le bar. Il vint à ma rencontre, tout souriant.

- La belle visite! Comment vas-tu, Laura?

- Bien, merci! Alors tu es si occupé que tu dois priver tes employés de leurs vacances?, dis-je avec un petit clin d’oeil à Jeff.

- (Rire) C’est ce qu’il t’a dit? Ne l’écoute pas, il joue la carte de l’indispensable pour te séduire!

Nous rîmes un coup et Stéphane disparût sous le comptoir pour faire l’inventaire. Jeff vint me rejoindre de l’autre côté et me demanda si je restais pour un autre verre.

- Eh! bien, tu m’as fait découvrir une nouvelle façon de boire le porto. Me permets-tu de t’en offrir un autre?

- Biensûr, à condition que tu partages aussi celui-ci avec moi!, répondis-je.

- Marché conclu! Allez, patron!, dit-t’il. Mon quart de travail est terminé, sers-nous 2 portos chauds!, dit-il avec une pointe d’humour.

- Oui, “boss”, répondit le gérant avec autant d’ironie dans la voix.

Tout au fond du bar se trouvait une petite pièce semi-fermée, dotée d’un écran géant et de divans disposés de façon à créer un petit lounge. En attendant que Jeff amène nos consommations, je parcourûs le répertoire musical du juke box. J’y introduis deux euros et mon choix s’arrêta sur 6 pièces d’un même album de compilation Jazz. Il y avait 2 causeuses et 2 divans simples. Je pris place dans la causeuse du fond, et Jeff arriva avec les verres.

- Très bon choix musical, ma chère! Mon patron n’aime pas le jazz alors il râle lorsque je fais jouer cet album. Mais puisqu’il s’agit d’une cliente, il ne pourra rien dire!

Il s’installa à côté de moi, sur le même divan. J’en fus un peu surprise, parce qu’aucun client ne se trouvait dans le lounge à ce moment et nous avions donc toute la place. J’en fus tout de même flattée et me demanda s’il avait fait exprès de vouloir prendre le porto ici plutôt qu’au bar, où Stéphane n’aurait pas manqué de nous taquiner et commenter notre conversation. Il s’assit de façon à me faire face, et je dus en faire autant. Nos genoux s’effleuraient donc et, comme je portais de minces collants de nylon, ma peau était presque nue. Je sentais la chaleur de son genoux comme s’il me communiquait son énergie. Il me tendit une coupe tiède, et au moment de trinquer il me fit un petit clin d’oeil assorti d’un sourire en coin qui ne manqua pas de me faire rougir vu la proximité.

- À ta santé, ma belle!

- À ta santé!, répondis-je

J’étais ravie d’être en si bonne compagnie. À vrai dire, je n’avais jamais eu l’occasion d’avoir une conversation digne de ce nom avec un homme noir. Je m’étais déjà fait courtiser par quelques uns d’entre eux, mais le contexte avait fait en sorte que j’avais chaque fois décliné leurs avances. Leur réputation d’hommes-dragueurs ont certainement joué en leur défaveur toutes ces fois. Mais ce soir, l’effet envoûtant du porto me gagnait et Jeff était tout à fait charmant. Je me doutais bien qu’il avait au moins 15 ans de plus que moi, mais ça ne le rendait que plus séduisant à mes yeux. J’ai toujours flirté avec des hommes d’au plus 27 ou 28 ans, un peu maladroits et victimes de leur libido. Et puis Jeff n’avait pas un cheveu gris, seulement la sagesse et le charisme de sa quarantaine.

Je me sentais toute petite à côté de lui! Je suis pourtant de grandeur moyenne et, bien que proportionnée, je suis plutôt dodue. Je me félicitai d’avoir choisi cet ensemble, qui m’avantageait, pour un 5 à 7 qui s’annonçait pourtant quelquonque. Je portais un chandail résille noir ajusté sur une camisole décolletée de même couleur, une jupe kaki aux genoux, de minces bas de nylon qui laissaient deviner mon bronzage et de longues bottes noires à talons plats. Mes longs cheveux bruns à mèches blondes étaient libres sur mes épaules et j’avais rafraîchis plus tôt mes lèvres charnues d’un peu de gloss.

Nous avons discuté de toutes sortes de choses, de nos jobs respectives, les spectacles et films que nous avons vus… Nous avons abordé des sujets plus intimes tels que nos relations amoureuses passées, nos goûts en la matière… Le courant passait vraiment bien, nous avions un goût partagé pour les arts, la décoration, la musique et pleins d’autres choses. J’userais ce soir de mes grands yeux bleus pour le séduire. Mais peut être qu’au fond je suis la dixième cliente qui prend place sur ce divan. Peut être que ce séducteur a vu en moi une cible facile? Peut être que je prends ce verre partagé pour plus que ce qu’il est vraiment, c’est à dire une trinquette amicale parce que je connais son patron? Après tout, me dis-je, je vais laisser couler la soirée et nous verrons au fur et à mesure. Je sortis de mes divaguations un peu en sursaut, Jeff avait sa main sur mon genoux :

- Hé, ma belle, tu es là?, dit-il avec un petit air amusé.

- Oui, excuse moi j’étais perdue dans mes pensées! Tu disais?

Il retira sa main, mais la chaleur qui s’en dégageait demeura sur ma peau longtemps après qu’il l’aie enlevée.

- Je te demandais seulement si tu avais d’autres plans pour ce soir!

- Euh… non, pas vraiment, répondis-je, un peu surprise par la question.

- Parce que ton verre et le mien sont vides, prendrais-tu un autre porto? (instant d’hésitation) je ne veux pas te brusquer, si tu as autre chose…

- Non, non je n’ai rien d’autre de prévu, mon 5 à 7 est tombé à l’eau et tu es de charmante compagnie mon cher!, dis-je avec moins d’assurance que je ne l’aurais souhaité.

- Alors on a deux choix. Soit on prend un autre porto ici, soit je te fais goûter un vieux porto que je garde à la maison pour les grandes occasions.

- Et c’en est une, ce soir?, répondis-je un peu crédule.

Réalisant qu’il avait un peu exagéré les propos de sa dernière phrase, il nuança…

- Eh! Bien je suis en charmante compagnie, et si tu es d’accord j’aimerais te connaître davantage., me dit-il avec un de ses charmant clin d’oeil.

Un peu débalancée, ne sachant quoi répondre, je me mis à penser à ma réponse, à peser le pour et le contre, à chercher une raison pour ne pas y aller, puis une motivation pour y courir parce que j’en avais franchement envie. Dans mon livre à moi, quand un homme invite une femme chez lui pour un « dernier verre », c’est pour coucher. Mais Jeff est d’une culture différente, peut être que ce n’est qu’un verre entre amis. Au fond de moi, je priais pour qu’il me fasse des avances une fois chez lui.



Laisser un commentaire

sexybeurettes |
rencontrescam |
kingdom4babes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | STEVEN ESCORT BOY
| QG-sexe
| moments X